Article · 24 septembre 2026
Assemblée générale extraordinaire : demandes de convocation, délais et préparation par un agent IA
En bref : le conseil syndical ou des copropriétaires représentant au moins un quart des voix peuvent exiger la convocation d'une assemblée. Faute de convocation huit jours après une mise en demeure restée sans effet, le président du conseil syndical peut convoquer lui-même. Un agent IA trace la demande, vérifie les seuils et prépare la convocation.
L'assemblée générale extraordinaire est rarement une bonne nouvelle pour un gestionnaire. Elle arrive hors calendrier, souvent dans un contexte tendu : un sinistre, un désaccord sur des travaux, une contestation de la gestion. Elle s'ajoute à un portefeuille déjà chargé et, quand la demande est mal traitée, elle devient elle-même un grief. Les suggestions de recherche le confirment : « demander au syndic une assemblée générale extraordinaire », « qui doit payer », « délai de convocation » figurent parmi les requêtes les plus fréquentes.
Ce que prévoient les textes
L'article 8 du décret du 17 mars 1967 prévoit que la convocation de l'assemblée est de droit lorsqu'elle est demandée au syndic par le conseil syndical, s'il en existe un, ou par un ou plusieurs copropriétaires représentant au moins un quart des voix de tous les copropriétaires, sauf si le règlement de copropriété prévoit un nombre inférieur. La demande, notifiée au syndic, précise les questions dont l'inscription à l'ordre du jour est demandée.
Si le syndic n'y donne pas suite, l'assemblée est valablement convoquée par le président du conseil syndical après une mise en demeure restée infructueuse pendant plus de huit jours. Par ailleurs, la loi du 10 juillet 1965 permet à un copropriétaire de demander, à ses frais, une assemblée pour des questions qui ne concernent que ses droits ou obligations.
La convocation respecte ensuite le délai de droit commun, sauf urgence, et les règles habituelles sur l'ordre du jour et les documents joints.
Qui paie
Le contrat type de syndic distingue le forfait, qui couvre l'assemblée annuelle prévue au contrat, et les prestations particulières rémunérées en sus. La tenue d'une assemblée supplémentaire relève en principe de ces prestations, selon le tarif inscrit au contrat. Pour une assemblée demandée par un copropriétaire sur une question qui ne concerne que lui, les frais sont à sa charge.
La question du coût est souvent le premier point de friction. Un gestionnaire qui répond vite, avec la référence précise du contrat et le montant prévu, désamorce une partie du conflit.
Où les demandes dérapent
La demande arrive par courriel, par lettre, parfois au détour d'un échange avec le conseil syndical. Personne ne vérifie immédiatement si le seuil du quart des voix est atteint. La réponse attend, la mise en demeure arrive, et le délai de huit jours court pendant que le gestionnaire est en assemblée ailleurs. Le président du conseil syndical convoque alors lui-même, et le cabinet perd la main sur l'ordre du jour et sur le calendrier.
Ce que prépare un agent
Un agent branché sur le logiciel de syndic, la messagerie et le registre des lots peut traiter chaque demande comme un dossier daté, dès sa réception.
- La détection de la demande, quel que soit le canal, et son enregistrement avec sa date de réception.
- Le calcul du total des voix des demandeurs à partir des tantièmes, comparé au seuil légal ou au seuil plus bas prévu par le règlement.
- L'identification des questions demandées et un projet de résolutions formulées pour pouvoir être mises aux voix.
- Un décompte visible du délai après toute mise en demeure, avec une alerte au gestionnaire et à sa direction.
- Un projet de réponse aux demandeurs, avec la date envisagée et la référence au contrat pour les honoraires.
- La liste des pièces à joindre à la convocation selon la nature des questions.
Ce qui reste au gestionnaire
L'agent calcule et signale ; le gestionnaire décide. L'appréciation d'une demande ambiguë, la formulation définitive des résolutions, le choix de la date et la gestion de la relation avec un conseil syndical en tension relèvent du métier. Lorsque la demande porte sur la gestion du cabinet lui-même, la direction doit être associée sans attendre.
L'agent ne répond pas seul aux copropriétaires. Chaque réponse part après validation, dans le ton du cabinet.
Par où commencer
Un bon indicateur est le délai entre la réception d'une demande et la réponse du cabinet sur les douze derniers mois. Il suffit souvent de le mesurer pour voir où se situe le risque.
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Questions fréquentes
Qui peut demander une assemblée générale extraordinaire ?
Le conseil syndical, ou un ou plusieurs copropriétaires représentant au moins un quart des voix, sauf seuil inférieur prévu par le règlement de copropriété, selon l'article 8 du décret du 17 mars 1967.
Que se passe-t-il si le syndic ne convoque pas ?
Après une mise en demeure restée infructueuse pendant plus de huit jours, le président du conseil syndical peut convoquer valablement l'assemblée.
Qui paie une assemblée extraordinaire ?
Le syndicat, selon le tarif des prestations particulières prévu au contrat de syndic. Lorsqu'un copropriétaire demande une assemblée sur des questions qui ne concernent que lui, les frais sont à sa charge.
L'agent convoque-t-il l'assemblée ?
Non. Il prépare la vérification des seuils, les projets de résolutions et la convocation. Le gestionnaire valide et signe.
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